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Portrait sonore / Hida 2024 séance 3 le 18.10.24

 

A venir …

Point sur le Calendrier 2024 1ères Hida et sons

 

Mardi 19 novembre 24 : DS sur le portrait Hida (sons : GCM Midi 20 analyse)

 

vendredi 15 novembre : One man show sur la réception de la Tétralogie de Wagner par François Salès, au lycée, en salle de théâtre, 13h-15h

( le groupe de 11h aura cours) 

 

 

 

Vendredi 6 décembre : Après l’univers des opéras de Wagner, Préparation au Sang du glacier, un opéra contemporain de Claire-Mélanie Sinnhuber/ Lucie Vérot-Solaure/Angélique Clairand créé cette année en 2024 : comment transformer un fait scientifique et sociologique en fiction ? 

Le phénomène scientifique/ la fiction / la scénographie/ la question du dark tourisme/ les pépites sonores

 

Jeudi 12 décembre : Au théâtre du Point du Jour : Création mondiale du Sang du Glacier, opéra de poche itinérant

 

Vendredi 13 décembre : Questions post découverte du Sang du Glacier et question d’opéra aujourd’hui (analyse évaluée)

 

 

 

DS sur le portrait Hida (sons : GCM Midi 20 analyse musicale essentielle) : 

Les 5 pôles d’analyses ou paramètres sonores : 

 

Structure et sens du texte : La structure strophique du texte est en 3 parties, comme un triptyque ou comme les représentations des Trois âges de la vie (Hans Baldung Grien, Klimt…mais aussi les trois Nornes dans la Tétralogie de Wagner, qui tissent les fils du destin )  

A-B-A’

B est la partie centrale plus sombre et dramatique qui raconte l’accident de GCM de manière poétique.

 

Sens du texte : C’est un autoportrait sur la métaphore filée du temps qui se déroule comme les aiguilles avancent sur une horloge ( cf tic tac de transition sur la batterie). Le slameur raconte les 3 grands épisodes de sa vie de 0 à « 28 piges » = Midi 20. (Avec Autoreflet, en 2023, Grand Corps Malade propose un autre autoportrait, à la façon des artistes peintres qui avancent dans leur art à travers leurs différentes représentations au fil du temps qui passe : Rembrandt, Van Gogh, Frida Kahlo, Cindy Shermann…)

La partie centrale B correspond à la narration de la catastrophe, l’accident de l’artiste qui l’a laissé presque pour mort, proche de « l’échec et mat ». Mais la partie A’ retrouve le caractère lumineux de la partie A puisque c’est l’art de l’écriture et de la performance qui lui a redonné le goût de vivre.

 

Timbres : Le texte est slamé par la voix grave de GCM, un registre de BASSE. L’artiste parle de manière régulière comme on le ferait pour une poésie avec un FLOW qui glisse sur le 2e plan sonore de l’accompagnement instrumental. Le slameur utilise un micro puisqu’il s’agit d’une musique actuelle amplifiée.

L’arrière-plan sonore suggère un caractère mélancolique, triste et doux. Il est constitué d’instruments à cordes (piano, violons, violoncelle) et d’un accompagnement rythmique par la batterie. 

Le piano commence comme un Prélude de Chopin (voire de J.S. Bach) avec la main gauche en arpèges et la main droite qui chante une mélodie délicate. La figure de l’arpège évoque le quadrillage du temps puisque chaque note d’un accord est égrenée une à une. 

Dans la partie centrale, le piano joue des blocs d’accords pour souligner la narration de l’accident. 

La batterie intervient pour rythmer le discours et renforcer le drame. Les cordes frottées accompagnent la puissance dramatique du texte comme dans une symphonie de Mahler.

Le tempo modéré et régulier aide à poser le discours et à le rendre compréhensible.

Pour la même raison, le volume sonore reste mezzo-forte. 

La structure musicale en arche A-B-A correspond parfaitement à la structure du texte.

 

Dans cet autoportrait sonore, Grand Corps Malade met en scène sa vie. Il la découpe en 3 parties. En faisant correspondre le sens de ses paroles déclamées avec l’atmosphère dégagée par les trois parties musicales, l’artiste propose un autoportrait sonore qui réussit à émouvoir son auditoire. Texte et musique s’imbriquent très logiquement.

En plaçant au centre du morceau l’accident qui a bouleversé son existence, le slameur semble évoquer la figure centrale du Christ sur la croix dans l’art occidental, tel le corps souffrant qui ressort du fond obscur peint par Grünewald sur le polyptyque d’Issenheim. 

 

 

Conclusion : Le slam Midi 20 de Grand Corps Malade est un autoportrait quasi « christique » avec la structure tripartite qui place au centre la « croix » du slameur, son accident et les souffrances qui ont suivi. En cela, on pourrait comparer cet autoportrait sonore avec l’autoportrait du peintre et graveur de la Renaissance Albrecht Dürer au même âge, 28 ans, qui se représente en figure christique également. Les deux artistes se représentent comme des modèles de combat face à la vie. 

Pour ouvrir cette question des auto-portraits qui font références aux figures religieuses qui ont construites en partie l’art occidental; on pourrait observer la chanteuse Madonna, maintenant âgée de plus de soixante ans. Baignée dans la mystique catholique depuis son enfance, elle a su jouer avec les codes des deux figures féminines bibliques majeures : Marie et Marie Madeleine. 

 

https://www.vanityfair.fr/people/article/madonna-icone

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